J’ai divorcé du terreau du commerce !

J’ai divorcé du terreau du commerce !

L’aventure c’est terminée dans un déluge de plantes agonisantes.

J’ai eu au final de « la chance » que la pépinière soit fermée !

Un coût financier, humain et mental.

Il me reste encore aujourd’hui des centaines de pots à jeter, des plantes à sauver (peut être…).

 Des mois après, ceux sont les bulbes, rhizomes, tubercules qui sont entrain de périr à leur tour.

Vaste chantier ! Pour repartir avec exclusivement à jamais avec du substrat maison !

Brouette après brouette !

J’ai  assez longuement conversé avec la firme. Un point très positif par les temps qui courent.

Au final, le compost est incriminé mais non traçable et non analysable, les échantillons de départ ne sont pas gardés.

Pas de terreau professionnel depuis des années pour moi car ils contiennent tous des additifs (certains connus pour être toxiques…) non compatibles avec l’agriculture bio.

L’engrais chimique par ailleurs pour moi c’était AZF …alors forcément on ne peut pas composer ensemble ! Maintenant ça sera Beyrouth aussi !

J’utilisais donc du terreau compatible avec l’agriculture bio. Aujourd’hui je sais que ce dernier au final n’a pas subi d’ajouts, mais que la provenance notamment du compost  qu’il contient n’est pas traçable. Portes ouvertes à de multiples problèmes possibles.

Les explications finales de la firme concernée ont été : terreau trop riche, trop de salinité en raison d’un problème de compost. Ils vont revoir leur process.

Je reste encore très dubitative sur cette explication…les citrouilles connues pour bien pousser sur un tas de fumier sont mortes !

On ne  trouve que ce que l’on  recherche…

Je pense que par les temps qui courent la traçabilité des matières est essentielle.

(Le compost n’est pas fait par la firme elle –même).

Alors ?

Cultivez votre sol !  Améliorez-le avec vos déchets personnels ! …comme le faisait mes grands-parents il y a 100ans.

Pas de déchetterie pour les déchets verts !

Dans l’urgence pour refaire mes semis potagers, j’ai  utilisé la terre de ma bassecour passée au tamis( seule zone facile à exploiter avec la sécheresse en ce moment) Utilisation peu orthodoxe (soit disant) pour le semis : 100% de levée. Je suis en train de récupérer ma saison potager. Il n’y a plus que la canicule et les rats taupiers qui jouent de temps en temps avec mon moral !

 Mon autonomie alimentaire mise à mal par du terreau « haut de gamme » vendu couramment à 15 € le sac de 70l…ça ne digère toujours pas !

Le terreau acheté était mon dernier maillon non autonome, en raison de l’ampleur de la tâche (pour la pépinière notamment) malgré le coût.

J’ai aussi souvent pensé que la pépinière en pots n’était pas un bon choix. Un autre sujet pour de vastes débats…

5 réflexions sur « J’ai divorcé du terreau du commerce ! »

  1. Comme on ne mets pas les œufs dans le même panier je pense qu’il ne faut pas mettre ses plantations dans le même terreau. Toujours mélanger le terreau ne jamais utiliser le même et bien mélanger à la terre. A ma petite échelle je me suis aperçu que certaines terres pour semis et boutures faisaient crever mes bébés plantes et pas d’autres donc maintenant je préfère mélanger. L’idéal est de faire son propre terreau comme tu le dis mais pas simple lorsque l’on a un petit jardin de ville. Alors je melange et j’ai tout de même mon petit tas de compost que je mélange aussi. C’est pas parce que c’est fait maison qu’il est bon. Courage Sylvie je suis sûre que tu en a plein. Bises

    1. Bonjour ma belle!
      En fait maintenant je suis persuadée que ta terre de jardin est plus sûre.
      On m’a demandé de devenir éventuellement testeuse . C’est niet ! même rémunéré pour …
      Vraiment très marquée par tout ce que j’ai vu dans ma vie de pépiniériste -fleuriste mais là c’est un peu le bouquet final.
      Gros bisous

  2. Je me pose également beaucoup de question sur la nécessité du terreau. Comme j’ai reformaté l’entièreté de mon potager, j’ai décidé de consacrer un coin pour les semis de vivaces et d’annuelles. Suivant le cas, je fais des lignes avec plus ou moins de sable. Les premiers résultats sont relativement satisfaisant. Reste à tester avec des plantes plus exigeantes. On verra de toute façon qui ne tente rien n’a rien ! Bises

  3. Coucou Sylvie ! Avant que tu ne publies cet article, je commençais à me poser des questions avec mes rempotages dans les terreaux soit-disant « supérieurs ». Cette année particulièrement, mes jardinières ont donné de piètres résultats (peu de pousse des plantes, peu de fleurs). Pour action , lorsque je pars en balade, j’emporte des sacs et récupère la terre des taupinières . Il faut que je me constitue un petit stock. Comme Pascale, j’ai aussi décidé d’essayer les semis en pleine terre bien travaillée et allégée l’an prochain.

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