Coucou, me revoilà

Bonjour à tous, la page aurait dû se clore, le jardin se refermer, dans une douceur de vivre toute illusoire avec en toile de fond notre planète qui brûle.

Il n’en a rien été. Décision familiale : mon fils et mon mari m’ont convaincue.

Le premier en me proposant de sauvegarder les articles à contenu de mes sites et blog sur le net pour qu’ils continuent à être accessibles, le second me demandant de me laisser du temps encore et encore. Ils ont eu raison.

Ces derniers jours faisant suite à un début de discussion sur le concept de forêt gourmande avec des jeunes gens, je les ai embarqués de façon impromptue dans un petit tour du jardin pour expliquer ma position « mitigée » sur cette idée positive.

Jungle à tomates dans la plus ancienne terre tunnel où la terre et la jardinière se nourrissent mutuellement depuis de nombreuses années -photo 12 juillet

Depuis cette soirée qu’ils ont dû terminer autour d’un plat de tomates, je ressens à nouveau cette nécessité de raconter ce que j’ai appris, compris, entrevu, expérimenté durant toutes ces années.

je préfère boulotter l’acer wieri laciniata (photo mai 2023) que les tomates à priori , les campagnols et les oiseaux se chargent de mettre l’ambiance en ce moment dans les serres

Le jardin a aussi beaucoup évolué avec le changement climatique, pour lui finalement depuis une dizaine d’années. J’ai été aussi très marquée par les pertes notamment de grands arbres, il a fallu du temps pour panser les pertes et penser autrement. Mais du temps nous n’en avons pas, il faut agir et vite.

Choux, mais et autres déjà mangés -photo12-07

 Aujourd’hui le jardin paysage devient nourricier à chaque détour de la promenade.

Petite boutade d’un de mes visiteurs du soir «  si on me perd dans le jardin j’ai de quoi manger pendant plusieurs jours ». Il était manifestement prêt pour un joli voyage jardinier, lui qui est entrain de défricher une parcelle envahie par les ronces et chardons pour y créer un havre de vie.

12 Juillet les nouvelles cabanes d’ombre à légumes

Mon engagement à essayer de faire avancer ne peut pas s’arrêter. Pas toujours facile à vivre, toujours dérangeant dans une société consumériste, individualiste, qui ne prend pas le temps de penser global ou qui ne le veut pas. Toujours plus facile à exprimer et à écouter peut être devant un bon plat de fruits ou légumes, un bouquet de fleurs à la main qu’en tant que médecin en blouse blanche.

Belle journée à tous.

A très bientôt pour  partager joies et humeurs jardinières.

9 réflexions sur « Coucou, me revoilà »

    1. je vais leur dire , bon la parole c’est plus facile que l’écrit mais c’est plus compliqué à organiser . Bisous du soir.
      je vais essayer de gérer le temps pour tenir la distance , bien qu’elle soit déja bien longue

  1. Bonjour Sylvie,
    Je suis heureuse de te lire à nouveau. On va pouvoir suivre à nouveau tes conseils riches de tes expériences et peut-être partager les nôtres.
    Bisous
    Hélène

  2. Merci à ton mari et ton fils d’avoir trouvé les mots pour te convaincre. Chaque petite graine semée dans les esprits va grandir et se développer. Certes parfois de manière différente mais elles vont pousser et faire changer les choses, j en suis persuadée. Il faut continuer d expliquer, de convaincre et de partager ses observations. Merci pour tout ce que tu partageras encore et ce que tu as déjà offert à nous tous. Bises

  3. Ravie de ta décision! Il est de notre devoir à nous, les « anciens », de transmettre nos savoir-faire et notre expérience à ceux, volontaires, qui n’ont pas eu le temps ou l’occasion de les engranger. comme tu le dis, il y a urgence…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.