Oubliez le buis!

je jardine avec les poules, avec l'arrachage des buis, elles vont vraiment se régaler
je jardine avec les poules, avec l’arrachage des buis, elles vont vraiment se régaler

« On va se régaler !!! , au final elle aussi  »

Les pages se tournent, les décisions se prennent …je remanie.

Mais quoi donc? Toute la structuration en buis d’une partie du jardin. Je crois que j’en avais planté un millier. Hors de question de combattre même avec le savon noir et le bicarbonate ça devient pénible, absolument pas dans mon tempérament, il faut avancer. Au final très excitant comme projet, un challenge d’envergure en produisant les plantes sur le site…

Une grande zone du jardin est structurée par des milliers de buis, aujourd'hui en mauvais état , photo 2012
Une grande zone du jardin est structurée par des milliers de buis, aujourd’hui en mauvais état , photo 2012

Je pense qu’aujourd’hui vu l’ampleur de la problématique sur les buis, on ne devrait plus en vendre, ni en proposer dans les aménagements.

La problématique n’est d’ailleurs pas qu’esthétique.

La toxicité des produits utilisés dans leur culture intensive est sans appel.

J’ai encore en tête le souvenir d’un charmant pépiniériste d’une grande gentillesse spécialiste en buis. C’était  en 2008 quand je participais encore à des expositions de plantes. J’en avais profité pour l’interroger sur la problématique qui commençait. « Je vais te donner ce qu’il faut mais tu feras très attention ». Il m’a emmené dans son camion pendant une petite pause sur nos stands, a pris une petite fiole, a enfilé des gants de protection pour manipuler un jerrican et m’a versé quelques  cl du produit en m’indiquant la conduite à tenir. «  Aucun animal ne doit aller là où tu as traité pendant 15 jours, fait très attention, surtout !»

Au retour, j’étais très embêtée  avec ma petite fiole, je n’avais pas anticipé la dangerosité pour la refuser avec autant de gentillesse qu’elle m’avait été donnée. Je l’ai, au final, porté à la déchetterie dans les produits toxiques.

J’ai souvent pensé à cet épisode.

Aujourd’hui, le plus grand nombre d’entre nous connait la toxicité de ces produits.

Il devient beaucoup plus « facile » de dire  que je préfère la santé de mes amis aux buis de leur jardin.

Refuser le buis c’est aussi aujourd’hui impacter le monde de sa production de façon positive, humainement parlant !